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Presse sur le lombricompost


 

LOMBRICOMPOST POUR TOUS :  

Clive Edwards, entomologiste de l’université de l’Ohio, démontre que le lombricompost solide réduit les pullulations de nématodes parasites sur les cultures en champ; l’ extrait de lombricompost présente les mêmes effets, en laboratoire ou sous serre. L’impact positif a été démontre sur des cultures infestées de façon artificielle avec le Meloidogyne incognata, parasite sérieux de tomates, un mois plus tard, on notait 25% de racines porteuses de galles sur les tomates témoins, 10% sur celles ayant reçu du lombricompost et 5% sur celles ayant bénéficie d’un arrosage a l’extrait de lombricompost liquide; même effets positifs vis a vis des acariens et des pucerons : le taux d’infestations par ces derniers diminuait de moitie entre des tomates témoins et d’autres ayant reçu de l’extrait de lombricompost liquide, les tomates ayant été placées sous cages en voile avec la même quantité de pucerons libères par cage, puis comptage de ces derniers au bout de 13 jours. L’action positive sur la santé des plantes serait a relier avec la présence de nombreux micro-organismes, que le brassage d’air contribue a multiplier, en les pulvérisant a la surface des feuilles ; ils ont crées une compétition vis a vis des attaquants éventuels. Cela a pu être démontre en comparant avec l’effet de préparation stérilisée, donc contenant les mêmes molécules mais sans trace de vie. L ‘extrait de lombricompost liquide serait ainsi une parade efficace vis a vis du terrible verticillium de la tomate qui cause un flétrissement souvent mortel sur les plants en début de production. Un effet fongicide a été remarque sur la nourriture grise chez le fraisier et le haricot vert ; l’oïdium sur la vigne ; le mildiou sur la tomate et la pomme de terre.

Les vers de terre sont les auxiliaires les plus précieux du jardinier, mais ils sont rarement visibles. Ils contribuent beaucoup à l’enrichissement de la couche d’humus et par là, à la croissance de plantes saines et résistantes. Ils représentent un maillon irremplaçable dans le système écologique du sol. Cependant, pendant longtemps, les hommes n’ont pas pris connaissance de la capacité des vers de terre à influer sur le paysage et à améliorer le sol. Le naturaliste et fondateur de la théorie de l’évolution, Charles Darwin (1809-1882) a apporté quelques lumières sur la vie la plupart du temps ténébreuse de ces habitants de la terre. Dans son célèbre livre « Rôle des vers de terre dans la formation de la terre végétale » (1881), il mit en évidence entre autres choses le fait que les vers de terre ne nuisent pas aux plantes, mais au contraire favorisent leur croissance. Aujourd’hui on sait que dans les excréments des vers de terre, il y a bien plus grandes quantités d’azote, de phosphore, de potassium, de calcaire et de magnésium que dans la terre de jardin ordinaire.


En l’espace de 12 à 15 ans, les vers de terre peuvent retourner entièrement les 10cm supérieurs de la couche arable et cela sans charrue! Ils produisent année après année 10 à 90 t\ha d’humus très précieux. Ils se gavent continuellement de déchets organiques et rejettent des petits tas d’humus qui sont des plus fertiles. Leur corps n’est, pour employer une dénomination simplifiée, qu’un tube intestinal, dans lequel des éléments organiques se lient avec des particules minérales pour donner des grumeaux extrêmement fins et stables. Le ver de terre est ainsi le plus grand améliorateur du complexe argilo-humique, si important pour l’humus stable. Grâce à son activité de fouissage et à ses galeries, le ver de terre contribue en outre à une meilleure aération et à un meilleur drainage des sols.


Sous le signe d’une conscience renforcée pour l’environnement, liée avec un intérêt nouvellement éveillé pour une fécondité naturelle du sol, sans pesticides ni engrais chimiques, les jardiniers et les vers de terre vivent de nouveau en bonne intelligence. Plus le jardinier est « paresseux », moins il intervient dans la constitution du sol, ainsi que dans la communauté hautement complexe des organismes du sol; c’est ainsi bien mieux pour le sol.

 

Un vieux dicton issu de la sagesse populaire française dit :

 

« Le Bon Dieu seul sait comment on rend la terre fertile et il a confié son secret aux vers de terre ». Nous voulons seulement essayer d’arracher ce secret aux vers de terre

 

 

SESSION IV. CHIMIE, FERTILITÉ ET BIOLOGIE DES SOLS

 

Effet d’un compost et d’un lombricompost sur les rendements du fraisier et sur l’incidence du Verticillium dahliae chez le fraisier (Fragaria chiloensis).

Lalancette,1,2, R., G. Allard 1 , et Fernand Pagé 2.

1, Département de phytologie, Université Laval, Québec QC.

2, Institut de R&D en agroenvironnement, ( IRDA ) Sainte-Foy QC.

Courriel : reneelalan7@hotmail.com

 

 

 

Le nombre de producteurs de fraises diminue d’ année en année. L’infestation de la production par des agents pathogènes explique en partie cette diminution ( RLIO, 1997 à 2003 ). Une de ces maladies est le flétrissement verticillien causé par le champignon pathogène (verticillium dahliae). Les moyens proposées aux producteurs pour la répression du champignon sont la rotation des cultures et la fumigation du sol avec du bromure de méthyle (Maas 1998). Un moyen encore peu envisagé par les producteurs du Québec pour enrayer cette maladie est l’utilisation de compost ou de lombricompost. Il est reconnu que l’utilisation de compost et lombricompost diminue l’incidence de certaines maladies ( Hoitink et al., 1997; LaMondia et al., 1999 ). Les producteurs de fraises pourraient bénéficier doublement de ces amendements organiques puisque ceux-ci sont également reconnus pour améliorer l’ensemble des propriétés du sol et le rendement des cultures (Sauvesty et Tabi, 1995 ).Enfin l’utilisation de compost et de lombricompost s’inscrit dans le cadre d’adoption de pratiques plus écologiques de gestion des fumiers, ( Ministère de l’environnement, 2003 ).

Le compostage est un processus de bio-oxydation et stabilisation de la matière organique assuré par les micro-organismes (Mustin, 1987). Le compostage par l’entremise de lombriciens est un procédé qui permettrait d’accroître la valeur commerciale du compost (Edwards et Burrows, 1988). Plusieurs données scientifiques confirment l’opinion populaire à l’effet que le lombricompost entraîne des rendements plus élevés que le compost ( Atiyeh et al. 2000 ). Il semble donc judicieux d’examiner les impacts du compost et du lombricompost sur des rendements du fraisier et sur la réaction au Verticillium dahliae.

Trois milieux de croissance ont été comparés, soit un milieu témoin ( sable + 7,8% terreau ) et deux autres avec du compost ou du lombricompost ( 20% sur une base volumique ) : sous fertilisation minérale ( fertilisé ou non ) et sous inoculation du Verticillium dahliae ( inoculé ou non ). Le dispositif expérimental est un plan en tiroir factoriel de cinq répétitions avec le facteur inoculation du Verticillium dahlia en parcelle principale.

Les effets de ces traitements chez le fraisier ont été examinés par l’estimation de : l’indice de surface foliaire, la masse sèche, le rendement en fruits et le poids moyen des fruits. Les plants de fraisiers sous compost et lombricompost ont réagi de façon significative différente des plants témoins. Les milieux avec compost et lombricompost contenaient plus d’azote que le milieu témoin. L’azote présent dans le milieu avec le lombricompost est principalement sous forme de nitrate. Avec fertilisation minérale, les écarts entre les rendements obtenus avec les trois milieux diminuent par rapport au rendement de fertilisation. Sous fertilisation minérale, les plantes ne réagiraient plus à l’addition excessive d’éléments fertilisants ( Soltner, 2000 ), ou encore les fertilisants minéreaux stimuleraient la minéralisation de l’azote contenu dans les compost, diminuant ainsi sa disponibilité pour la plante ( Jedidi et al, 1994 ).

 

 

 

EN CONCLUSION :

 

L’ utilisation du compost et particulièrement du lombricompost représente une avenue prometteuse dans un programme de fertilisation du fraisier. Il serait pertinent de mener cette recherche au champ et de comparer plusieurs doses d’amendements organiques et d’engrais minéraux . Le volet phytosanitaire devrait être repris avec un milieu plus représentatif des sol agricoles. Le lombricompost est sans contredit une des valeurs ajoutées issus du traitement de fumier et de bio solides des plus intéressantes. De nombreux travaux de recherche ont en effet montré les grandes qualités de ce produit pour la culture des plantes. 

 

 

 

 

Ouest-France / Bretagne / Lamballe / Penguily / Archives du mardi 25-10-2011



//-->Des chercheurs indiens s'intéressent aux vers d'ici - Penguily

mardi 25 octobre 2011


Les scientifiques indiens ont visité la production de lombricompost pour recueillir des données : M. et Mme Charpentier, E. Lethuillier, Dr R. Mohan, Y. Le Bris et le Dr R. Poonguzhalan.

Installé dans la commune, Michel Charpentier élève des milliers de bêtes qui ne gênent personne. L'idée : les obliger à procéder à l'élimination naturelle des déchets organiques.

Ces vers de terre sont des ouvriers discrets, enfouis sous terre, courageux et affamés qui transforment allégrement les déchets. Pour survivre, ils réclament de la nourriture tous les quatre jours, restituent plus de la moitié du poids absorbé en une matière légère et utilisable : le lombricompost. Cet engrais naturel, récupéré après tamisage des vers, à l'aspect de léger terreau fleurant bon l'humus, sort régulièrement des tunnels plastifiés, à raison de plus de 50 t/mois pour 90 t de fumier de cochons et de vaches répandu sur les silos.

L'exploitant, éleveur depuis plus de 30 ans, a créé un réseau international. Devenu conseiller technique près d'une université proche de Pondicherry, en Inde, il a reçu chez lui une délégation de chercheurs agronomes indiens, du collège Pandhi-Nehru de Karaikal, accompagnés de deux responsables du conseil général : Erwann Lethuillier, chargé des relations Internationales, et Yann Le Bris, technicien pour les déchets.

« Nos vers de terre devraient absorber plus de déchets »

Les Indiens n'arrivent pas à reproduire le modèle français, alors que la lombriculture existe dans ce pays depuis de nombreuses années. Les scientifiques se sont intéressés au mode d'élevage et à la « nourriture » fournie à ces elseina fétida. « Les vers de terre que nous utilisons deviennent plus gros que les vôtres et devraient logiquement absorber davantage de déchets, mais ce n'est pas le cas et leur taux de reproduction est moindre. »

La réponse de Michel Charpentier est immédiate : « Les vers que j'utilise consomment plus : ils sont en période de croissance. Ils se reproduisent plus, à raison d'une ponte tous les trois jours. Et avec de nouveaux jeunes affamés issus des cocons, les produits sont rapidement assimilés. Il n'est pas besoin de réensemencer : les déchets produits contiennent beaucoup de larves. Sans l'apport du fumier, les vers meurent. »

Il ajoute en aparté : « Le système que j'ai développé pourrait contribuer à l'élimination des algues vertes, puisque les vers peuvent les assimiler. » Les chercheurs repartiront chez eux avec des nouvelles données techniques et les techniciens locaux pourront peut-être proposer des solutions aux problèmes touchant les côtes costarmoricaines.